Tu veux savoir à quoi ressemble les différents programmes du cégep de Saint-Laurent ? Découvre les cours spécifiques à travers le témoignages d’étudiantes et d’étudiants. Aujourd’hui, deux étudiantes en Techniques de bioécologie nous montrent les dessous d’une sortie de terrain.
Il est six heures. Un groupe d’étudiantes et étudiants en deuxième année du programme mettent leur bagage et de nombreuses valises transportant des appareils et instruments spécialisés dans un autobus. Celui-ci les emmènera pour deux jours à la Station de biologie des Laurentides, à Saint-Hippolyte. Ce groupe ressemble à celui dont ont fait partie les étudiantes Justine Dumont et Pascale Lebrun pour réaliser la sortie de terrain pour leur cours Caractérisation des milieux aquatiques.
Lors de leur séjour, les étudiantes ont réalisé quatre activités, ou « protocoles » : un exercice de prises de données topographiques du fond d’un lac (bathymétrie), une pratique de conduite d’embarcation nautique à moteur avec prises de données , l’échantillonnage de petits organismes à l’aide de filets descendus dans l’eau (phytoplancton et zooplancton) et un inventaires d’invertébrés benthiques dans un cours d’eau selon le protocole standardisé SurVol Benthos. Si cet emploi du temps paraît rempli, le groupe a pu se préparer plusieurs semaines à l’avance. Grâce à une planification rigoureuse, basée sur des protocoles soumis par l’enseignant ou l’enseignante et la préparation de leur carnet de terrain. Celui-ci leur sert d’aide-mémoire sur les étapes des protocoles et d’outil pour noter les données récoltées.
« Les enseignantes et enseignants nous donnent un document de protocole pour les sorties qui sont à venir durant la session, explique Justine. On doit prendre ce document pour se préparer, arriver sur le terrain et être prêts à savoir quoi faire, savoir comment s’enligner pour être organisés et efficaces. »
S’équiper pour mieux se préparer
Dans cette préparation, il faut aussi penser à son matériel personnel : bottes de randonnée, bottes imperméables, hautes bottes, manteaux et tout vêtement adapté pour les longues périodes à l’extérieur. Il faut également penser à son équipement de sécurité et à tout matériel qui facilite le temps à l’extérieur; les conditions météorologiques sont parfois difficiles, les terrains parfois accidentés ou glissants et les insectes piqueurs parfois nombreux. Si cela peut représenter un investissement financier en début de parcours, ce matériel personnel sera amené à être réutilisé lors des différents terrains, qu’ils soient en classe ou sur le temps personnel.
Des sorties de terrain chaque session
Ce genre de sortie est une spécificité du programme. En étudiant en Techniques de bioécologie, il faut généralement prévoir une sortie de terrain de trois jours, comme celle-ci, ou des sorties d’une demi-journée condensée. À terme, ces sorties pourront durer jusqu’à trois semaines, partout sur le territoire québécois et même à l’international. Et c’est également ce qui charme les étudiantes et les étudiants.
« Ce que j’aime beaucoup, c’est le concret, dit Pascale. Il y a des gens qui aiment le labo et c’est vraiment correct, mais, en grande majorité, les gens qui ont choisi Techniques de bioécologie, ce sont des gens qui aiment le terrain. Tu es dans la nature, tu es dans ton élément. »
La théorie vue en classe alimente le travail sur le terrain
Les données récoltées sur le terrain seront analysées en classe au retour. « Les échantillons qu’on prend sur le terrain, que ce soit le phytoplancton ou le zooplancton, on vient les observer aux binoculaires ou au microscope et les identifier, mentionne Justine. Les larves d’insectes qu’on récolte dans le SurVol Benthos, on les classe par ordre et par familles. » Toutes des pratiques et données qui seront ensuite utilisées dans un rapport final à produire en fin de session. Il permettra de brosser un portrait global des relations entre des organismes aquatiques et leur environnement ou même de calculer des indices de santé du cours d’eau.

Les compétences et théories apprises dans le cours Caractérisation des milieux aquatiques seront ensuite développées et enrichies dans le cours Analyse des écosystèmes aquatiques, qui est offert en troisième année. « Les cours de terrain ont tous des suites », spécifie Pascale.
Travail constant, mais gratifiant
Si les sorties organisées proposent une méthodologie au travail de terrain, les étudiantes et étudiants doivent aussi procéder à des manipulations en dehors de leurs cours pour alimenter leur travail. Que ce soit dans l’animalerie du Cégep, avec des microorganismes ou des végétaux, le travail avec le vivant demande à ce que des prises de données ou des manipulations soient effectuées régulièrement. Sans compter le travail personnel à faire l’été ! « Durant la semaine d’aide à la réussite, il y a des sorties ; durant l’été, il y a des sorties ; le premier été, il faut faire un herbier, le deuxième été, c’est les insectes, décrit Justine. On n’a pas de pauses, il y a toujours ça dans le fond de notre tête, c’est très demandant. Mais ça vaut la peine ! »
Pascale renchérit à ce sujet. « C’est un programme qui est extrêmement exigeant, mais pour quelqu’un qui est passionné de nature et de sciences, c’est le plus beau programme collégial que tu peux faire. »
Le programme Techniques de bioécologie est ouvert aux admissions lors des sessions d’automne. Fais vite pour soumettre ta demande !
À lire aussi
Le cégep de Saint-Laurent et la Place des Arts ouvrent les portes de la scène montréalaise aux étudiantes et étudiants
27 avril 2026
L’apport de l’enseignant Pascal Chouinard souligné par l’Alliance Sport-Études
27 avril 2026
L’AEC en trouble du spectre de l’autisme sur le terrain du Grand Rendez-vous Unifié
24 avril 2026
